Document de référence 2013

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Santé et sécurité au travail

Le Groupe développe depuis de nombreuses années un référentiel normatif HSE. Dans ce cadre, des directives sont élaborées en matière de santé et de sécurité au travail. Elles explicitent les exigences de TOTAL dans ces domaines pour les personnels intervenant sur ses sites. L’année 2013 a vu les trois secteurs faire évoluer leur approche sur les référentiels des systèmes de management HSE de façon à donner une plus grande cohérence d’ensemble, tout en respectant les spécificités propres aux différentes activités.

Des indicateurs mesurent les principaux résultats : le reporting mensuel des accidents au poste de travail permet de suivre globalement et par site les performances. Dans un domaine où TOTAL veille à ne faire aucune différence entre la sécurité des collaborateurs du Groupe et des entreprises extérieures sous contrat, les indicateurs ci-dessous incluent les accidents et les heures travaillées des salariés du Groupe et de ceux des entreprises prestataires intervenant sur ses sites.

Tableau du nombre d’accidents de 2011 à 2013

Le taux de sévérité des accidents avec arrêt de 2013 est en augmentation par rapport à l’année précédente. Cette évolution est nettement marquée dans le secteur de l’Amont, où un seul événement a entraîné le décès de quatre personnes (voir ci-dessous) et l’arrêt de travail de quatorze autres employés sur une longue durée, ainsi qu’au Marketing & Services où l’intégration dans le périmètre de reporting France des travaux réalisés dans les stations-service a eu un effet sensible sur l’augmentation du taux de sévérité du secteur. En revanche, au Raffinage-Chimie, cet indicateur est en légère diminution. L’impact sur l’évolution du taux de sévérité de l’augmentation du volume de l’activité à l’Exploration-Production et des accidents de sûreté (principalement au Marketing & Services) est également suivi avec beaucoup d’attention.

En 2013, le Groupe a déploré onze événements accidentels ayant conduit à quinze décès, dont un dramatique accident d’hélicoptère qui a causé le décès de quatre personnes d’entreprises prestataires. Cet accident s’est produit fin août en mer du Nord, au large des Îles Shetland lors d’un transfert de personnel depuis une plateforme de forage en mer. Dix-huit personnes étaient à bord de cet hélicoptère. Une enquête est diligentée par les autorités britanniques compétentes (AAIB).

Le nombre de décès par millions d’heures travaillées (fatality incident rate) calculé sur trois ans glissants montre néanmoins une tendance à la baisse : 0,030 en 2011 ; 0,025 en 2012 et 0,021 en 2013.

Depuis 2010, un document de sécurité regroupe sous la forme de « Douze règles d’or de la sécurité au poste de travail » les règles de base à respecter scrupuleusement par tous les personnels, salariés comme prestataires, dans tous les pays et les métiers du Groupe. Les statistiques internes au Groupe montrent que, dans plus de 90% des accidents graves ou presqu’accidents à haut potentiel de gravité au poste de travail, au moins une des règles d’or n’avait pas été respectée. Une campagne de communication a accompagné en 2011 et 2012 le déploiement des règles d’or, afin de s’assurer que chacun les connaît et les comprend parfaitement. La bonne application de ces règles d’or, et plus généralement de toutes les procédures en matière de sécurité au poste de travail, est vérifiée par des visites de terrain et des audits. Ces règles font également l’objet de présentations et de séminaires réguliers organisés avec les partenaires sociaux du Comité européen.

En 2013, une campagne mondiale de sécurité a été lancée à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité sur le thème de l’engagement pour la sécurité : « TOTAL commitment for me, for you, for all ». Cette campagne, déployée en dix-huit langues, est appelée à se prolonger sur plusieurs années.

Par ailleurs, la remontée des anomalies et des presqu’accidents est fortement encouragée et fait l’objet d’un suivi. L’aptitude de chaque employé à identifier des anomalies ou des situations dangereuses est une mesure de l’implication et de la vigilance du personnel dans la prévention des accidents, qui traduit aussi le niveau de culture sécurité. D’une façon générale, les événements accidentels, quelle qu’en soit la nature, font l’objet d’une enquête dont la méthode et la profondeur d’investigation dépendent du niveau de gravité réelle ou potentielle. Ainsi, un presqu’accident à haut niveau potentiel de gravité est traité comme un accident grave : son analyse est considérée comme un facteur de progrès essentiel et, selon l’intérêt qu’il est susceptible de présenter pour les autres entités du Groupe ou de l’activité, il donne lieu à une alerte de sécurité, voire à la diffusion d’une fiche de retour d’expérience.

Les directives du Groupe sont tout aussi exigeantes concernant la santé des salariés. Il est attendu des sociétés du Groupe entre autres la formalisation d’une analyse des risques au poste de travail (qui peuvent être de nature chimique, physique, biologique, ergonomique ou psychosociale), l’établissement d’un plan d’actions de maîtrise des risques, ainsi que le suivi médical du personnel en fonction des risques auxquels il est exposé. Deux indicateurs principaux sont surveillés chaque année :

Tableau des deux indicateurs principaux : Part des sociétés et Nombre de maladies professionnelles

En 2013, il y a une diminution de 18% des maladies déclarées par rapport à 2012, concentrée sur les principales maladies professionnelles identifiées dans le Groupe :

  • les troubles musculo-squelettiques, première cause de maladie professionnelle avec 42% des maladies déclarées. La réduction a été de 12% par rapport à 2012 grâce à la mise en place d’un plan d’action spécifique de maîtrise des risques et d’amélioration des conditions de travail, en particulier dans les activités d’Hutchinson ;
  • les pathologies liées à l’exposition à l’amiante, en baisse de 33% par rapport à 2012 en ligne avec la baisse continue depuis plusieurs années du fait de l’absence d’exposition récente ;
  • les pathologies liées à l’exposition au bruit.

En appui de la politique du Groupe en la matière et en complément de la surveillance médicale périodique en place, un observatoire de la santé des salariés a été mis en place. L’objectif de cet observatoire est de suivre l’évolution des possibles pathologies chez les salariés et, le cas échéant, proposer et fédérer des actions de prévention. À fin 2013, treize sites du Groupe en Europe font partie de ce projet. La population suivie représente environ 10% des salariés du Groupe.

En parallèle, huit établissements français proposent un questionnaire à leurs salariés lors des visites médicales périodiques, permettant de mesurer l’impact de la réaction aux facteurs de stress auxquels ils peuvent être confrontés.

Plus largement, TOTAL s’associe à la promotion de la santé individuelle et collective dans ses pays d’implantation (campagnes de vaccination antigrippale, de prévention ou dépistage de certaines maladies : sida, cancer, paludisme, etc. à destination des salariés, de leur famille et des communautés locales). Des actions de sensibilisation sur les risques liés au style de vie sont également mises en oeuvre depuis quelques années (campagnes anti-tabac et anti-alcool, prévention des troubles musculo-squelettiques, etc.).