Document de référence 2013

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Panorama de l’exercice 2013 pour TOTAL

L’année 2013 a été marquée par la sortie de récession de la zone Euro au deuxième trimestre et la stabilité des pays émergents. Cette amélioration s’est atténuée au troisième trimestre sous l’effet de fluctuations importantes de taux de change dans les marchés émergents et du débat budgétaire aux États-Unis.

Dans ce contexte, la demande mondiale de pétrole a connu une augmentation importante de +1,1 Mb /j (1), contre +0,8 Mb / j en 2012, tirée par la demande en Asie et au Moyen-Orient. L’offre pétrolière mondiale a augmenté modérément en 2013 de +0,4 Mb / j après une hausse de +2,3 Mb / j en 2012. Les marchés sont restés suffisamment approvisionnés grâce notamment à la hausse de la production de pétrole essentiellement non-conventionnel en Amérique du Nord, alors que la persistance de facteurs géopolitiques, en particulier en Libye, au Nigeria et en Irak, faisait peser des tensions sur la production de l’Opep. Ainsi, l’environnement pétrolier en 2013 est resté relativement stable avec un prix du Brent à 108,7 $ / b, contre 111,7 $ / b en 2012.

En Asie, les prix spot du gaz sont restés stables en 2013, soutenus par la demande, et se sont établis en moyenne à 16 $ / Mbtu. En Europe, les prix spot du gaz ont augmenté de plus de 20% passant de 9 $ / Mbtu en 2012 à 11 $ / Mbtu en 2013. De même, aux États-Unis, après une forte chute liée à l’abondance de l’offre de gaz naturel provenant de l’exploitation du gaz de schiste, les prix spot du gaz ont augmenté de plus de 30% en 2013 pour atteindre en moyenne 4 $ / Mbtu, contre 3 $ / Mbtu en 2012.

Dans l’aval, l’année 2013 a connu une forte dégradation des marges de raffinage européennes partiellement compensée par un environnement plus favorable de la pétrochimie. Ainsi affecté par les surcapacités, le maintien d’un prix du Brent à un niveau élevé et une demande atone, l’European Refining Margin Indicator(2) établi à 17,9 $ / t en 2013, contre 36,0 $ / t en 2012. Les marges de la pétrochimie en Europe ainsi qu’aux États-Unis ont quant à elles augmenté en moyenne d’environ 25% sur l’année bénéficiant de prix de matières premières en baisse, naphta en Europe et en Asie, éthane et GPL aux États-Unis.

Dans ce contexte, le résultat net ajusté de TOTAL s’établit à 10,7 milliards d’euros, en légère baisse par rapport à 2012. Ce résultat reflète essentiellement la baisse du résultat de l’Amont, compensée partiellement par la hausse du résultat du Marketing & Services.

Le résultat opérationnel net ajusté(3) de l’Amont a atteint 9,4 milliards d’euros en 2013, en baisse de 16% par rapport à l’an passé, affecté par un mix de production moins favorable, la hausse des coûts techniques, en particulier des charges d’exploration, et la hausse du taux moyen d’imposition. Le secteur Raffinage-Chimie a bénéficié en 2013 des effets concrets des plans de synergies et d’efficacité opérationnelle et d’un environnement de la pétrochimie plus favorable, qui ont permis de compenser la forte dégradation des marges de raffinage en Europe, et affiche ainsi un résultat opérationnel net ajusté Total Recordable Injury Rate. stable par rapport à 2012. Enfin, le secteur Marketing & Services a vu son résultat opérationnel net ajusté augmenter de 39% par rapport à 2012 notamment grâce à l’amélioration de la performance dans les Énergies Nouvelles, dont le résultat était nettement déficitaire en 2012, et à la progression globale dans le Marketing de produits pétroliers tirée, en particulier, par les marchés émergents.

Les acquisitions ont représenté 3,4 milliards d’euros en 2013, essentiellement constituées de l’acquisition d’une participation de 20% dans le champ de Libra au Brésil, de 6% supplémentaires dans le projet d’Ichthys en Australie, de 1,6% supplémentaire au capital de Novatek (4), de portage dans les gisements de gaz à condensats de l’Utica aux États-Unis et de bonus d’entrée sur des permis d’exploration en Afrique du Sud, au Mozambique et au Brésil. Les cessions se sont élevées à 3,6 milliards d’euros, incluant essentiellement la vente de TIGF, d’un intérêt de 25% dans le champ de Tempa Rossa en Italie, de la participation de 49% dans le projet d’ upgrader Voyageur au Canada, d’activités fertilisants et de l’ensemble des actifs Exploration et Production à Trinité-et-Tobago. Ainsi, sur les 15 à 20 milliards de dollars de cessions annoncés sur la période 2012-2014, le Groupe a d’ores et déjà cédé 13 milliards de dollars (5) d’actifs à fin 2013 (6).

Comme annoncé, la phase d’investissements intensive décidée afin de transformer le profil de production du Groupe à l’horizon 2017 atteint un pic de 28 milliards de dollars (21,3 milliards d’euros) en 2013. TOTAL a financé ses investissements ainsi que ses dividendes tout en conservant un bilan solide et présente un taux d’endettement au 31 décembre 2013 de 23%. Fort de cette solidité financière et fidèle à sa politique de retour compétitif à l’actionnaire, le Conseil d’administration a décidé de proposer à l’Assemblée générale des s’est actionnaires du 16 mai 2014 la distribution d’un dividende de 2,38 euros / action au titre de 2013, qui comprend un solde sur dividende en hausse de 3,4%.

Sur le plan opérationnel, la production du Groupe a été affectée par des problèmes de sûreté en Libye et au Nigeria, dont les effets ont été compensés partiellement par l’amélioration de la situation au Yémen et le redémarrage d’Elgin-Franklin en mer du Nord et de OML 58 au Nigeria.

Avec responsabilité et transparence, TOTAL réaffirme la priorité absolue portée à la sécurité des opérations et son engagement en faveur de la protection de l’environnement. Ainsi, le Groupe a poursuivi l’amélioration de ses performances sécurité illustrée par un TRIR(7) en baisse de 14% par rapport à 2012. À travers les projets menés dans de très nombreux pays, le Groupe a également placé les enjeux sociétaux, éthiques, et la contribution au développement du tissu économique local au cœur de ses préoccupations.

Dans l’Amont, l’année 2013 a été marquée par les lancements de projets majeurs au Congo, au Nigeria, au Canada et en Russie et l’entrée dans des actifs prometteurs, au Brésil notamment avec l’acquisition d’une participation de 20% dans le champ de Libra. Ainsi TOTAL confirme ses objectifs de croissance de production et renforce ses perspectives au-delà de 2017. Le Groupe a également poursuivi son programme d’exploration ambitieux et réalisé des découvertes significatives en Irak et en Argentine. En 2013, l’extension du domaine minier s’est poursuivie avec l’obtention de permis dans des zones d’exploration prometteuses, notamment en Irak, au Brésil, en Bolivie et en Afrique du Sud.

Dans les activités du Raffinage-Chimie, les effets concrets des plans de synergies et d’efficacité opérationnelle se sont matérialisés permettant au secteur, conjointement à un environnement de la pétrochimie plus favorable, d’afficher un résultat stable malgré un environnement du raffinage en Europe fortement dégradé. L’année 2013 a également été marquée par les premières productions de la raffinerie SATORP en Arabie saoudite et l’annonce du lancement d’un investissement majeur de modernisation de la plateforme d’Anvers en Belgique et d’un projet d’adaptation de la plateforme pétrochimique de Carling en France visant à restaurer sa compétitivité.

Dans le Marketing & Services, la stratégie du Groupe consiste à optimiser ses activités en Europe, à renforcer ses positions de leader sur le continent africain et au Moyen-Orient et à se développer sur le marché mondial des lubrifiants, tout en maintenant un objectif de rentabilité au delà de 17%. Ainsi, en 2013, le Groupe a renforcé ses positions de leader en Europe en faisant croître sa part de marché réseau avec notamment 600 stations-service Total Access désormais déployées en France. TOTAL a également poursuivi son développement sur les marchés à forte croissance et développé ses positions en Égypte et au Pakistan. L’année 2013 a vu le secteur de l’énergie solaire photovoltaïque se stabiliser après deux années de forte baisse des prix. Dans ce contexte, les Énergies Nouvelles ont renforcé leur compétitivité et TOTAL et SunPower (64,65%) ont annoncé de nombreux succès, en particulier le démarrage de la centrale solaire California Valley Solar Ranch et le lancement de nouveaux développements de centrales solaires au Chili et en Afrique du Sud.

La dynamique de croissance des budgets de recherche et développement engagée depuis 2004 a été maintenue avec des dépenses qui se sont élevées à 949 millions d’euros en 2013, en hausse de près de 20% par rapport à 2012. Ces dépenses devraient permettre, en particulier, de poursuivre la constante amélioration de l’expertise technologique du Groupe dans l’exploration et l’exploitation des ressources pétrolières et gazières mais aussi de développer des technologies du solaire, de la biomasse et du captage et stockage du CO2 visant à contribuer à l’évolution de l’offre énergétique mondiale.

 

(1) Données AIE, hors biofuels et gains de raffinage.
(2) Indicateur de marge de TOTAL.
(3) Les résultats ajustés se définissent comme les résutats au coût de remplacement, hors éléments non récurrents, hors effet des variations de juste valeur à compter du 1er janvier 2011.
(4) La participation du Groupe au capital de Novatek atteint 16,96% à fin 2013.
(5) Chiffres en dollars obtenus à partir des chiffres en euros convertis sur la base du taux de change moyen de 1,3281 $/€ en 2013.
(6) Y compris les autres opérations avec des intérêts minoritaires.
(7) Total Recordable Injury Rate.