Le deep offshore, vecteur de développement local

Trois projets majeurs à fort contenu technologique ont marqué l’année 2014 : CLOV en Angola, mis en production en juin, Kaombo, lancé en avril en Angola, et Egina au Nigeria, dont le développement se poursuit. 

KAOMBO : un projet ambitieux et complexe, au coût maîtrisé

Kaombo est un projet hors normes. L’enjeu : extraire du pétrole d’un agrégat de six champs situés entre 1 400 et 1 900 mètres d’eau, répartis sur une zone de plus de 800 km², via deux FPSO*  de 115 kb/j chacun. Sans jamais transiger sur la sécurité, Kaombo a été l’occasion d’optimiser la conception d’un grand projet et de faire ainsi face à la hausse des coûts : cela illustre la discipline financière de Total, renforcée avant même la baisse des prix du pétrole. Après concertation avec l’ensemble des parties prenantes (autorités angolaises et contracteurs internationaux notamment), les prix ont été ajustés et le design repensé. Par exemple, les FPSO seront réalisés en transformant deux navires pétroliers transporteurs de brut. Cette nouvelle approche a permis de dégager 4 milliards de dollars d’économie et ce, tout en prévoyant environ 14 millions d’heures travaillées sur des chantiers angolais

EGINA : transferts de technologie et de compétences 

La mise en production fin 2017 de ce champ, situé à 1 600 mètres de profondeur, viendra conforter le potentiel pétrolier du Nigeria. Ce projet de 200 kb/j, le premier de cette envergure après la promulgation de la loi sur le «contenu local», contribue fortement à dynamiser l'économie locale : 21 millions d’heures travaillées localement sont prévues. Cela représente plus de 2 000 emplois par an (environ 75% des emplois mobilisés sur ce projet) et quelque 60 000 tonnes d’équipement produites sur place (soit plus du tiers de l’ensemble). Six des 18 modules du FPSO seront fabriqués et intégrés au Nigeria, nécessitant la construction inédite d’un quai de 400 m de long. C’est aussi la première fois que l'ensemble des études d'ingénierie sont effectuées dans le pays et que l’ensemble de l’équipe de direction du projet est basée au Nigeria. Ce projet complexe relève ainsi le défi de la création de valeur locale et œuvre au rapprochement de sociétés internationales et nigérianes pour accélérer les transferts de technologie et la formation de la main-d’œuvre.  

CLOV : formation et création de valeur pérenne

Budgets et délais ont été respectés : situé à 140 km des côtes angolaises, par 1 100 à 1400 mètres de profondeur, CLOV est entré en production en juin 2014 et a atteint son plateau de production de 160 kb/j en trois mois. La formation des équipes locales et les exigences en matière de «contenu local» ont été intégrées très en amont : plus de 10 millions d’heures de travail ont ainsi été réalisées par des entreprises angolaises. Des éléments du FPSO ont été fabriqués et intégrés sur le chantier de Paenal avec un personnel à 80% angolais. Une centaine de soudeurs a ainsi été formée et qualifiée. Des formations au métier d’opérateur ont aussi permis à de jeunes angolais d’obtenir un diplôme équivalent à un BTS : près de 40 d’entre eux travaillent aujourd’hui sur le bloc 17. 

"L’engagement de Total en matière de local content en Angola est manifeste et clairement un aspect critique de son droit d’opérer. En même temps, lors des visites de sites, les échanges sans détour avec les opérationnels nous ont permis de prendre possession de la complexité des défis à gérer en la matière."

Orith Azoulay, Natixis Global Market Research, à la suite d’un voyage d’étude organisé par Total en Angola

Pour en savoir plus :

Total.com, Actualités > 10 décembre 2014


1/3 de la production pétrolière en Angola est opéré par Total.


* FPSO : Floating production, storage and offloading, système flottant de production, de stockage et de déchargement.